La fontaine de l’espoir

février 23rd, 2008

De la fontaine de l’espoir jaillit une eau aussi pure que l’amour que j’éprouve pour toi.

M’éveiller au matin et te contempler est le plus beau cadeau que pouvait m’offrir le ciel. Ce cadeau, j’en prends conscience chaque jour. Chaque heure. Chaque seconde…

Ton regard illumine mes journées tel un soleil éclairant et réchauffant mon âme. Ta tendresse adoucit mes peines et apaise mes angoisses.

Que dire de plus?

Aucun mot ne pourrait définir ce que veut te dire mon coeur.

 

A peine séparés, je brûle de retrouver tes bras. De t’enlacer contre moi.

 

Jamais mon esprit n’aura pensé pouvoir vivre un si grand bonheur. Pourtant, je le vis aujourd’hui, à tes côtés.

J’aimerais te couvrir de cadeaux, mais aucun présent ne pourra jamais refléter mes sentiments.

 

Je t’ai fait don de ma fidélité et de la promesse de mon amour sans faille. Ce don, tu m’en honores chaque seconde. Chaque heure. Chaque jour…

 La porte de mon coeur t’es grande ouverte et tu l’as franchie, pleine de grâce et de beauté.

 

Alors aujourd’hui, laisse-moi te remercier en t’offrant tout ce que mon coeur n’a jamais donné à quiconque.

 

Laisse-moi te donner ce que nulle autre ne mérite:

mon amour…

Un père et passe

février 16th, 2008

Un sourire pour surmonter les moments les pires! Partager ces moments d’éclats de rires. 

Une épaule pour apaiser les peines passagères. Un regard qui soulage les tristesses éphémères. 

Le plus gros vide dans ma vie. 

J’aimerais comprendre… pourquoi es-tu parti? Ai-je été méchant! M’aurais-tu voulu plus gentil? 

Papa… J’aimerais tellement être ton ami! 

Revenir en arrière et tout changer. Me forger pour attiser sa fierté! 

Les larmes de maman ne seraient plus! Un sourire permanant si tu étais revenu! 

Papa… Nous aurions fait une si belle famille. 

Entouré d’amour j’aurais grandi. Protéger la petite soeur que je n’ai jamais eue 

Et lui éviter les peines et les moments éperdus. 

Qu’ai-je fait pour te déplaire? Aurais-je dû me laisser faire? 

Je n’ai aucune haine envers toi! Je sais que tu ne te maîtrisais pas! 

Une main est si facilement levée. 

Mais j’aurais pu simplement l’éviter. Si je n’avais pas été un mauvais garçon, 

Aujourd’hui, tu ne serais pas en prison. 

Je revois tes larmes devant mon linceul. Je te revois, caressant mon cerceuil! 

Si je n’avais pas été un méchant garçon, Tes coups de moi n’auraient pas eus raison! 

Tu seras toujours mon père bien aimé! 

Même si aujourd’hui, maman est abandonnée! Je suis le fruit de votre amour éculé. 

Je m’en veux de vous avoir laissés! 

Une heure de reflexion

novembre 25th, 2007

 

Une heure de réflexion
 

Plongé au cœur de mon âme
Une heure de méditation
Pour retrouver la flamme.
 

Une minute d’éternité
Pour enfin me retrouver
Une minute, en toute sérénité
Cela suffit pour l’apprécier…
 

Un chemin qui n’appartient qu’à moi et que j’arpente en toute sécurité ! Aucun risque, aucun danger ne peut venir m’y embusquer. Je explore les confins de mon être et contemple les merveilles qui m’entourent. Sans prétention, juste accepter que je me fonde dans la terre qui me porte.

Comprendre tellement de choses que je refusais d’accepter… Et me sentir plus léger en dépit de tout ce que j’ai à porter.
 

Accepter que les douleurs, qui font partie de mon passé, sont désormais intégrée à mon âme et m’aident à avancer.
 

Accepter que, sur ce chemin, certains m’aient abandonné. Mais connaître enfin le bonheur de le leur pardonner.
 

Initiation mystique au cours de laquelle je récolte les fruits de ce que j’y avais semé. Initiation, peut-être chimérique, mais moi, j’y crois ! N’est-ce pas là ma vérité ?
 

Une heure de réflexion, pour une seconde d’éternité.
Une minute de satisfaction, valant mille sincérités.
 

Mes pas me guident vers un endroit que je ne connais pas. J’aimerais le découvrir et partager cet émoi. Je sens que je change, je sens que tout mon être, à la lumière s’est éveillé. Et récolter le chantre de celui qui m’a engendré.
 

Magnifique engeance qui détermine tellement de choses.
Magnifiques louanges qui félicitent mon arrivée.
 

Une minute d’éternité…
Et enfin me découvrir
Une seconde de satiété…
Pour enfin me repentir !

Les News

novembre 19th, 2007

Ca y est…

d’ici quelques semaines, mon premier livre paraîtra aux éditions Chloé des Lys

Alors? Impatients?

Moi, je le suis!

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Un ange m’effleure…

septembre 10th, 2007

Subtil ! Je le sens à peine me frôler !
Magique moment d’intime complicité !
Regard mouvant au doux matin d’une éternité !
Câlin charmant. Un ange m’invite à danser !
 

Mmmh ! Quel plaisir intense ! Le désir d’une dernière danse, au sommeil de mon éternité !
Jadis glacé d’effroi, mon cœur se réchauffe au regard de cette fatale beauté. Je sens en lui un amour immense, qui ne demande qu’à m’inonder ! La lumière qui l’enveloppe entre en mon sein et m’offre le choix d’une fabuleuse complicité ! Désormais, je sais que je ne fais qu’un avec lui. Il est le rien, et le tout. Il est l’ombre et la lumière. Je suis cet ange, au sourire éphémère.
 

Particules de lumières virevoltant autour de moi.
Magicien de lumière, je me sens envahi par la foi.
Le retour à ma source m’exhorte à le charmer.
Le retour à ma force, m’intime un ordre de beauté.
 

Insensible misère qui essaye de me toucher.
Puéril mais volontaire, je tente de l’oublier.
Au songe de mon âme, j’aimerais toujours rêver.
Au creux de mon cœur ! Ne plus me réveiller.
 

 

Je danse frénétiquement dans un ciel rempli d’enfants. Les rires qui me parviennent me caressent tendrement, au creux de mon oreille, sentir le souffle brûlant d’une merveilleuse déesse qui m’effleure subtilement.
 

Me sentir renaître à l’Eden de mon enfance. Retrouver ma candeur, retrouver mon insouciance. Un songe qui se prolonge dans la douceur du firmament, m’invitant sans mensonge à profiter de l’instant !
 

Un ange m’effleure tendrement, réclamant ma présence !
Oublier ma chair, dormant au lit de mes souffrances.
Ouvrir enfin les yeux, contempler la vraie beauté !
Contempler ce monde, que je voulais occulter.
 

Les merveilles du subtil inondent mon cœur de joie !
Autrefois si fragile, désormais renforcé par cette voix !
Un souffle divin qui s’avance doucement vers moi…
La porte du Paradis, au repos de mon tendre émoi !

Ombre et lumière.

août 21st, 2007

Ecrite pour un cours de nouvelles! J’aime pas trop… mais bon! Si mes souvenirs sont bons, elle date de 2003.

 

Zénon enfile son imperméable et siffle Fidès, son chien. La pluie attire Fidès. Pas Zénon. Lui, tellement frileux, aimant tellement le soleil et l’énergie qu’il dégage préfère balader son chien lorsque le ciel est prometteur. Il n’est que huit heures, mais le ciel donne l’impression que la nuit n’a pas voulu céder sa place à l’astre de feu. Lui qui possède des pouvoirs de sorcellerie pourrait lancer une formule permettant au soleil d’apparaître, mais il sait qu’il ne doit pas aller à l’encontre des plans de Dame Nature. Même si, à Bruxelles, la nature est loin d’être favorable.
            D’ordinaire, les sorciers possèdent des chats, mais Zénon fût attendri par ce bâtard court sur pattes, au poil rare et aux oreilles tombantes. Attendri par cette malformation dont il est flanqué. Une tuméfaction courant de la poitrine au ventre de l’animal. Comme une poche, un sac à… ventre. Ce cabot représentant le contraire de ce qu’est Zénon. Lui, dynamique, heureux de vivre, sans tare physique et à l’aube de la vie – il n’a que vingt ans – et tellement soucieux de son bien-être.
            Curieusement, Zénon ne sait s’empêcher de se demander pourquoi, chaque matin, les gens s’arrêtent pour regarder ce couple homme-chien déambuler dans la rue descendant vers le parc. Certains passants poussent même le vice jusqu’à photographier cette union hétérogène, voire hétéroclite. Quel manque de respect ! Pense-t-il. Pauvre bête.
      Et il s’attendrit un peu plus sur le sort de son compagnon.
      Le trajet est fastidieux. Long. Un vrai périple. Le parc n’est pourtant pas très grand, quelques arbres offrant leur ombrage aux vieux soucieux de leur bien-être, quelques bancs invitant les amoureux à se laisser aller à leur bonheur. Ca et là, un buisson permettant aux écureuils de se cacher pour regarder ces « humains » se promener. Le trajet est d’autant plus pénible qu’à chaque arrêt pipi, les piétons s’arrêtent, le sourire aux lèvres, se moquant de la bête handicapée.
-          Pauvre chien ! Repense Zénon. Je devrais trouver une formule pour le guérir.
            Mais ce que Zénon ne voit pas, c’est que son chien est totalement… normal. C’est lui qui ne l’est pas. Il est tellement obnubilé par la déformation de son animal familier qu’il ne voit pas que tout le monde, chaque personne, chaque animal habitant sur cette belle planète possède la même excroissance. Tantôt un goitre, tantot une simple boule de graisse sur la poitrine, seul Zénon est démuni, seul lui ne possède pas cette protubérance adipeuse. Plutôt que de pleurer sur le sort de son animal, il aurait mieux fait de regarder autour de lui, mais il n’a jamais prêté attention à ses contemporains. Enfoui dans ses pensées, dans ses occupations et dans les potions qu’il doit préparer, il en oublie de voir l’important.
            Voilà quelques années, Tirésias, un sorcier noir d’Australie, a décidé de se venger de la race humaine qui l’avait tellement fait souffrir en le traitant de charlatan. Cette même humanité qui l’a relégué au rang de magicien de cabaret. Lui qui, auparavant était consulté par les hommes ayant besoin d’aide pour que leurs vies s’améliorent est désormais exclu. Il concocta une potion qui lui permit de flanquer une « raclée » à tous ces mortels. Un simple nuage de fumée parcourant la terre. Et hop ! Tous sont assiégés par ce kyste, oubliant même que, le matin encore, leurs corps ne présentaient aucune malformation. Tous ? Non, peut-être pas. Ce que Tirésias ne savait pas, c’est qu’un survivant de la race des guerriers de lumière – race presque éteinte de sorciers combattant les forces négatives -  était encore là, traînant ses guêtres sur cette planète agitée. Un survivant, un seul. Zénon. Reste à notre ami d’ouvrir les yeux et de constater qu’il devra combattre le sorcier noir, ce sorcier démoniaque qui se croit être le maître du monde.
            En arrivant chez lui, notre ami remplit la gamelle de son animal et, comme il a l’habitude de le faire, s’enferme dans son labo dans l’espoir de trouver la formule qui le rendra célèbre. Qui sait ? Un antidote contre la grippe, une panacée permettant de faire du cancer un souvenir lointain ou simplement une recette laissant à celui qui la goûte l’envie d’en manger à nouveau.
            Quel désordre ici ! Cette ancienne chambre d’ami ne lui étant pas très utile - il n’a pas beaucoup d’amis – il a décidé de la transformer en laboratoire. Depuis qu’il ne travaille plus – il était vendeur dans un magasin de meubles et a été viré -, il passe toutes ces journées dans cet antre de la magie. Créant des potions pour les voisins en mal d’amour (des potions nutritives comme il aime les définir car elles lui permettent de subvenir à ses besoins) inventant des formules pour rendre ce monde « meilleur » ou pour avoir accès à des informations concernant ses vies passées. Mais aujourd’hui, il a décidé que sa tâche serait tout autre. Il a décidé que son cabot ne méritait pas de souffrir d’un tel handicap. Il est si jeune qui plus est.
            Alors, il s’attelle à l’ouvrage. Enfermé dans son labo, il concocte une potion susceptible de soigner son chien.
       -    On va essayer cela se dit-il.
      Il sort de son labo, réveille son chien paisiblement enfoui dans ses rêves d’os et de poursuite avec un chat de gouttière. Il lui ouvre la gueule, y fait tomber trois gouttes de son nectar magique. Et en un tournemain, l’animal sursaute, gigote, tremble… et redevient svelte et agile.
-         Ah. Pense-t-il satisfait. Je ne suis tout de même pas si nul. Je vais garder ce petit mélange, on ne sait jamais.
            Il retourne dans son labo, saisit une fiole qu’il remplit du liquide restant, attrape une étiquette sur laquelle il note « GF » pour « guérison de Fidès », et la pose sur une étagère encore vide.
            Tirésias ne se sent pas bien. D’habitude, lorsque ce genre de malaise survient, c’est qu’une personne, où qu’elle soit, va à l’encontre de ses plans. Curieux, il se rend au pied de son autel, allume une bougie, un encens et se concentre dans l’espoir d’avoir une vision de la personne qui le trahit. Quelques minutes s’écoulent et, dans sa tête, il voit nettement l’image de Zénon inoculant à son chien le vaccin de sa fabrication.
-          Cet homme est fou ! Pense-t-il. Il ne sait pas à qui il a à faire.
      Le sorcier revêt sa cape, son haut de forme et récite sa formule lui permettant de traverser le temps et l’espace.
-         Je suis content que Fidès aille mieux se dit Zénon. Je n’aimais pas voir cette bête souffrir.
            Notre ami enfile la laisse à son chien en espérant que, désormais, les promenades soient moins pénibles. A l’instant où il ouvre la porte pour sortir de l’appartement, un drôle de bruit retentit derrière lui. Il se retourne et constate qu’un nuage de fumée a empli la pièce. Lorsqu’elle se dissipe, il aperçoit une ombre, puis, plus distinctement, il voit un corps. Le sorcier noir se tient là, devant les yeux ébahis de Zénon.
-          Qui… qui êtes-vous ? Demande Zénon, abruti par cette apparition soudaine.
-         Qu’as-tu en tête pour espérer contrer mes plans ? Lui rétorque Tirésias dans un français mitigé.
-         Qui êtes-vous. De quoi parlez-vous ? Insiste Zénon.
-         Je sais que tu as créé une formule pour soigner ton chien. Je veux cette potion.
            Tirésias tend la main. Une énergie monstrueuse s’en dégage. Clouant son ennemi contre le mur. Zénon tombe à terre, se relève. Il se jette sur ce démon. Revers de bras. Zénon tombe. Terrassé. Il se relève à nouveau. Prononce une incantation. Courant électrique. Tirésias est touché. Il recommence. Enervé. Mouvement de bras. Zénon évite. Se jette sur son rival. Ils sont à terre, tous les deux.  Défendant son maître, Fidès saute au cou de l’agresseur qui le repousse vivement d’un revers de la main.
            Profitant d’un moment d’inattention, Zénon rampe vers son labo pour chercher sa potion. Il revient en hâte dans le salon, jette la fiole contenant le reste de la formule sur le sorcier qui s’exhale en une immense flamme noire.
-          Qui était-ce ? S’interroge toujours Zénon en s’adressant à son chien.
-         Wouaf ! Répond l’animal en regardant son maître, comme s’il avait compris. Les sorciers parlent aux animaux… ce n’est pas nouveau !  
      Toujours intrigué, Zénon tire sur la laisse et sort de chez lui. Dans la rue, les passants qui, auparavant observaient curieusement l’animal, vaquent maintenant à leurs occupations. Ce qui semblait les handicaper dans le passé n’est plus, tout est redevenu normal. Et Zénon peut promener son chien sans que cela tourne en promenade interminable.
      Mais Zénon ne se rend toujours pas compte de ce qu’il s’est produit. Pour lui, rien n’a changé, rien si ce n’est son chien qui est redevenu svelte et élancé. S’il savait que, grâce à lui, l’humanité a échappé au mal qui rongeait cette planète.  La lumière a combattu l’ombre. Mais cela ne causer-t-il pas un déséquilibre ? Qu’importe ! L’essentiel est de pouvoir mettre un terme à ces interminables promenades.
     
 

Une vie de chien!

août 21st, 2007

Ecrite en 2002…. bon, j’ai un peu évolué depuis… ‘fin, j’espère

 

 

Mon chien se réveille et sort du lit en un bond gracieux. Il s’étire les pattes arrières, les pattes avant puis, se met en mouvement. Soudainement, il se couche te se lèche les coussinets. Dans un trot canin, il se dirige vers la cuisine, s’arrête devant le panier et, dans un mouvement râpeux de langue en guise de bonjour, me réveille. J’ouvre les yeux et le regarde, lui caresse la tête. De sa patte, il me montre sa gamelle. Il a faim! Je baille afin de fournir à mon corps l’oxygène dont il a besoin pour se mettre en action. Ensuite, j’étire mes membres un par un pour réveiller mes muscles ankylosés. D’abord les bras, puis les jambes. Je bombe mon torse et inspire profondément. Décidément, depuis que je dors dans le panier, j’ai de plus en plus de douleurs articulaires.
Il y trois semaines, je rentrais paisiblement du boulot lorsque je vis mon ami àquatre pattes posé devant la porte, attendant patiemment mon retour. Comme d’habitude, je le couvre de caresses mais, ce jour là, en place de me faire la fête, il est demeuré là, prostré, impassible, me fixant droit dans les yeux. Son regard trahissait son malheur. Je ne sais pas ce qui m’a pris mais, étonné et un peu déçu, je lui et demandé ce qui n’allait pas. Oubliant que mon fidèle ami n’était pas capable de parler. C’est alors qu’il se mit à aboyer, férocement, grossièrement, comme m’exhortant à le suivre. Ce que je fis. Il me guida vers la chambre et pointa mon lit du museau. Je pensais qu’il souhaitait que je m’y couche pour je ne sais quelle raison. Espérant satisfaire son besoin, j’entrepris de me poser sur mon lit. C’est à cet instant qu’il commença à grogner. Dès que je tentais de m’approcher de lui, il grognait de plus belle, aboyant même. Je ne compris pas ce qu’il voulait mais il ne me laissait pas la possibilité de grimper sur le matelas. Je l’ai regardé et lui ai demandé ce qu’il voulait que je fasse. De ses crocs pointus, il agrippa ma manche et me tira jusqu’à la cuisine où se trouve son panier. Me forçant à y entrer. Vous vous en serez douté, il ne s’agit pas d’un petit Yorkshire mais d’un puissant berger. Lorsqu’il tire, il tire!
Après tout ça, il m’a poussé dans le panier. J’avais l’impression qu’il voulait me faire comprendre que, désormais, le lit me serait interdit, que son (ancien) panier serait, à l’avenir, ma couche. Pour l’amadouer, j’essayai de le caresser. Ca ne changea rien. De le gaver de biscuits, ça ne changea rien! Il me retenait encore plus.
En voyant que mes tentatives de “négociation” restaient de purs échecs, je me surpris à lui poser une drôle de question.
-                     Cumin! (C’est son nom!) Dis-moi ce qui ne va pas! Depuis le temps que ta race côtoie les humains, elle aurait déjà dû apprendre leur langage!
Et ce qui, à mes yeux, ne pouvait pas arriver survint! Cumin s’est assis sur son postérieur, fièrement, m’a regardé quelques secondes et m’a parlé. Et oui! J’ai bien dit qu’il m’a parlé!
-                     Bien entendu que je parle votre langage. Mais notre race a pour consigne de ne pas le dévoiler.
Sa voix est claire, précise et emprunte d’intelligence.
-                     Nous ne sommes pas des bêtes tout de même! Poursuit-il. Depuis des siècles, nous avons décidé de vivre parmi vous. Nous avons été envoyés ici sur un accord entre l’esprit de la nature et le Grand Canin, notre protecteur hiérarchique.
-                     Mais! Mais.. .Vous êtes quoi? Articulé-je difficilement, sidéré par ce chien qui parle.
-                     Quoi! S’écria t’il. Nous sommes “quoi”! Notre race n’est pas un objet! Nous sommes beaucoup plus évolués que vous! Notre peau est plus épaisse et résiste au froid, nous protège de vos coups! Nos poils sont capables, eux aussi de nous protéger du gel et de la pluie. Notre museau change de température lorsque nous sommes malades. Nous lisons vos pensées et sommes en mesure de vous accompagner dans vos périodes dépressives, de détresse et de solitude. Notre fidélité est incomparable et nous ressentons les séismes avant même que vous ne vous doutiez de leur arrivée.
Je le regardai, abasourdi par ses propos. Non seulement mon chien parle, mais en plus il raisonne!
-                     Et que veux-tu! Lui ai-je demandé.
-                     Je ne veux rien! Je m’octroie! Dorénavant, les rôles seront inversés! Tu seras mon animal de compagnie!
Et c’est depuis ce jour que les choses ont changé. Mon chien gouverne la maison etje l’accompagne dans ses moments de solitude!
Quelle vie de chien!
 

Mon testament !

août 16th, 2007

A ma femme, elle qui a partagé toutes ces années à mes côtés, elle qui a subi toutes mes humeurs, je lègue mon cœur et mon âme.
 

Prend-les comme un présent que je t’offre pour que le souvenir de moi reste à jamais gravé en toi. Toi qui fus là, même lorsque je ne voulais pas t’ennuyer. Toi qui fus toujours là !
 

Je t’offre mon cœur et te demande d’en prendre soin, comme toujours tu l’as fait. Je t’offre mon âme et te prie de la chouchouter, comme tu sais si bien le faire.
 

Mon cœur qui contient toutes les beautés que j’ai partagées avec toi, je te le laisse.
Mon âme qui recèle tous les secrets que tu m’as confiés, je te la donne…
 

Mon cœur qui garde au fond de lui le souvenir de ton amour, je te le donne
Mon âme, qui cache encore le jardin que je n’ai cessé de cultiver à tes côtés, je te la laisse…
 

 

A mes enfants. Je lègue ma maison céleste. La maison dans laquelle vous avez grandi, celle dans laquelle vous avez joué, celle qui résonne encore de vos rires et de vos pleurs. Rires toujours présents, faisant l’écho de votre bonheur, pleurs vite oubliés.
 

A mes parents, je lègue ma vie. Vous qui me l’avez offerte, je vous lègue le souvenir de ce que j’étais, ne pleurez pas, j’ai honoré la moindre parcelle du souffle qui coulait dans mes veines, ce souffle que j’ai hérité de vous.
 

A mes sœurs, je lègue toutes les paroles que je n’ai jamais pu dire. Des paroles d’amour et de bonheur… des paroles de paix et de candeur…
 

A tous ceux que j’ai connus, je lègue ce MERCI. Merci d’avoir été présents à mes côtés toutes ces années. Merci d’avoir compris ce que j’étais, et de l’avoir accepté.
 

A toutes les femmes qui auront partagé ma vie, merci de m’avoir permis de comprendre qui j’étais. Grâce à vous, j’ai pu ouvrir les yeux sur ce que vous recherchiez… j’ai pu l’offrir à mon âme sœur… L’amour… La fidélité… la compréhension…
 

Et à tous ceux que je n’ai pas connus… Merci d’avoir croisé ma route, fut-ce une seconde… .Partagé un sourire… un regard… et peut-être ensoleillé des jours peut-être ternes…
 

Ne pleurez pas… Réjouissez-vous simplement de tout ce que j’ai vécu… et gardez de moi le souvenir d’un homme comblé !
 

Les paroles s’envolent…

juillet 31st, 2007

Les paroles s’envolent.
Les écrits restent.
Les sourires frivoles.
Les pleurs qui nous lestent…


Les mots sont plus forts que le reste
Mais parfois il nous suffit d’un geste.
Rester allongé au seuil d’instant céleste.
Rester prostré au souvenir d’encore un reste…


Vous m’avez transmis votre joie de vivre. Je profite d’un regard pour dispenser un sourire. Jamais je n’ai voulu vous faire souffrir pourtant mes paroles ont pu être blessantes. Dans les instants qui se dévoilent, les minutes qui se voilent, charmantes, simplement contempler le souvenir d’une enfance traversée de quelques silences. Enfermé dans un mutisme dont je sors peu à peu. Frappé par une douleur que j’exhorte par le feu. Vous qui avez toujours été présents pour me soutenir. Et moi, idiot, qui n’a jamais su comment vous en remercier.
La vie est faite d’épreuves, mais cette épreuve là, sans vous, jamais je ne l’aurais surmontée. Vous avez su cueillir mes larmes et interpréter mes silences. Vous aurez pu retrouver le charme d’une enfance emplie d’innocence.
La souffrance que j’ai subie n’est rien à côté de celle que je vous ai fait endurer. Vous avez failli perdre un enfant, mais votre peine jamais vous n’aurez montré. Les larmes qui coulaient sur vos joues, vous avez su les cacher avec dignité. Ces larmes, je les ai entendues couler, je les ai surmontées.
Comment vous remercier ? Le présent de ma survivance est le plus beau que j’ai pu trouver. Je voulais vous offrir un jardin, semé de fleurs qui pousseraient en son sein ! J’aurais voulu vous offrir le havre que vous méritez. Pourtant, je ne peux vous donner que le serment de mon amour et de ma sincérité.
Les larmes qui coulent aujourd’hui sont des larmes de bonheur. Le bonheur de ne pas vous avoir abandonnés. La joie d’être toujours à vos cotés.


Des mots qui sortent difficilement.
Des mots qui exultent tous mes sentiments.
Les paroles d’amour que je vous offre maintenant.
Des paroles d’amour dont j’ai fait le serment. 
 

Les paroles s’envolent les écrits restent.
Mais les sentiments traduits par ce geste
Pour vous remercier de toujours avoir été présents.
Pour vous remercier d’être mes parents….
 
A mes parents
A mes sœurs…

 

 

Je te cherche!

juillet 29th, 2007

Je te cherche !
Partout, je te cherche !
Aujourd’hui, je te cherche !
Mais t’aurais-je déjà trouvée ?

Te déceler.
Te regarder.
Te contempler.
Mais pour cela, devrais-je te trouver ?

Te toucher.
Simplement t’enlacer.
Espérer t’embrasser.

Tu es là !
Tu es près de moi.
Je ne te voyais pas !
Je ne voyais que moi.

Mais j’ai ouvert les yeux.
Et désormais nous sommes deux.

Je pensais devoir te chercher.
Pourtant, tu étais là !
A mes côtés !